Paris: Ma vie souterraine à 25km/h - Tome 5
Les moments heureux et ceux qui rendent tristes.
Le métro parisien est une petite tranche de vie de la capitale. Comme partout, on y vit des joies et des peines, des aventures et de l'action.
Quand un jeune parent arrive dans le métro avec un bébé, que ce dernier est mignon comme tout et fait des sourires aux voyageurs alentour, on voit des sourires sur les visages. Je me demande ce qui est le plus adorable, les enfants qui sont trognons, oubien les spectateurs qui fondent devant eux. Cette petite parcelle d'humanité est très rassurante, et réchauffe tous les coeurs avoisinants.
Je ne peux m'empêcher de souffir intérieurement pour les gens qui semblent malades ou qui voyagent dans un inconfort flagrant (avec plein de bagages, avec un enfant en bas âge) et pour qui je ne peut rien faire pour leur rendre le voyage plus agréable, car je n'ai moi même que l'espace vital dont j'ai besoin pour ne pas m'évanouir.
J'ai toujours des sentiments mitigés lorsqu'il arrive dans la rame un groupe de jeunes, plein de vie et bruyants. A la fois je souris car leur dynamisme est preuve de joie de vivre, ils sont souvent marrants et me font penser à mes années étudiantes. Et à la fois je les déteste, non mais de quel droit viennent ils troubler ma tranquilité! C'est déjà assez pénible d'avoir à attendre 40 minutes avant d'être enfin rentrée chez moi, enlever mes satanées chaussures et cette veste qui me donne beaucoup trop chaud, alors si il faut en plus supporter une bande de jeunes qui chantent et plaisantent à forte dose de décibelles alors où va-t-on? (hé hé hé :)
Non, vraiment ceux que je n'arrive pas à supporter, ce sont les touristes. Bah oui, un touriste c'est bruyant, ça prend de la place, ça ne connait pas les us et coutumes, bref ça fait n'importe quoi. Ces gentils touristes sont détendus, en vacances, ils profitent des richesses de Paris, et moi je suis fatiguée, je désespère de rentrer chez moi en un seul morceau et je ne vois de Paris que le haut de la tour Eiffel quand je sors du bureau dans la nuit et le froid. Ne vous méprenez pas, j'ai déjà été touriste ailleurs et j'ai eu peut être la même attitude que ceux que je décris, mais bon, chacun son problème :)
Vous voulez de l'action? Je vous en donne. Comme vous le savez peut être par les épisodes précédents de ma saga "vie souterraine à 25km/h", j'ai une correspondance à la station République. C'est une station importante, et il y a du monde, beaucoup de monde, tout le temps. Dans les couloirs, le soir, il y a des vendeurs à la sauvette, de faux parfums et produits de luxes, et aussi de posters et souvenirs de Paris. L'action, il faut être là au bon moment pour la chopper, car ça va très vite: une équipe de policiers qui coursent les vendeurs dans les couloirs bondés de voyageurs. Ca ne dure en général pas plus d'une minute, les deux parties étant très bien entraînées, ils sont rapidement hors de vue.
Une chose est sûre, c'est qu'on ne s'ennuie pas dans le métro!