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Marie, Paris, France

 

 


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Carnet de culture

Vendredi 23 septembre 2005

Voilà mon premier article "culture". Vous verrez que j'ai des goûts très éclectiques en matière de lectures, et aussi pour les films (quoi qu'il me faille composer avec les goûts de mon entourage aussi). Je commente ici une lecture récente, que j'avais envie de faire depuis quelques semaines, j'ai acheté le livre lors de mon voyage en Irlande.

Vous connaissiez les "soap opera", voici dans cette oeuvre le premier "space opera" ce livre est le premier volet d'une trilogie de Douglas Adams (né en 1952 au Royaume Uni), il en a également fait une série à la radio et la télévision britanniques.

J'ai lu le "guide" en anglais (qui est sa version originale) et je m'en félicite. Le style de Douglas Adams est vraiment unique et m'a beaucoup amusée. Il fait des phrases alambiquées, mettant une suite de termes positifs et de négations, pour semer la confusion et faire ressortir l'aspect loufoque et comique de l'histoire. En cela le livre est une totale réussite, il m'a fallu parfois lire, relire et re-relire une phrase ou un paragraphe pour en ressortir le sens et/ou l'effet comique, c'est comme la barre de chocolat d'une chocolatine, qu'on dégusterai petit à petit, tout doucement et en faisant fondre chaque bouchée sur la langue pour en faire durer le plaisir.
Parallèlement à cette dose de style, j'ai apprécié le flegme et le Britannisme du héro Arthur Dent. On y trouve beaucoup de similitudes avec l'humour et les répliques des Monty Pyton.

Mais bon, je n'arrive pas à comprendre l'engouement quasi religieux de nombreux lecteurs (surtout des jeunes mâles sortant de l'adolescence, remarquez dit comme ça j'aurai dû me méfier), j'ai bien souri, parfois ri, mais pas de quoi ériger une stelle ou détrôner le Seigneur des Anneaux. Don't Panic, le robot Marvin

L'histoire est une série de sketches, comme dans un soap opera, mais on a franchement du mal à trouver un fil directeur ou une suite logique à ces situations. Ces courtes histoires seraient meilleures lues une par une, dans l'encard loisirs d'un quotidien par exemple, ou comme elles ont été écrites à l'origine, pour une apparition radio ou télé de quelques minutes.
Je n'ai pas vu le film (sorti au cinéma à la fin de ce mois d'Août) et je crois que je vais faire l'impasse. Le récit est "kitsh", et à part les Monty Pyton, personne n'a jamais réussi à faire passer ça à l'écran sans faire "cheap". Un autre moyen de le rendre intéressant aurait été de mettre des centaines de millions dans des effets spéciaux spectaculaires (pour rendre réel ce qui est écrit), mais on l'aurait su...

J'ai bien compris que ce livre fait partie d'une série et n'en est que le début, mais ce que j'ai lu n'a pas été suffisant pour me donner envie d'aller plus loin.

Par Marie, Paris
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Vendredi 30 septembre 2005

J'ai dévoré cet été une trilogie écrite par Philip Pullman: "A la croisée des mondes".

On y lit l'aventure de la jeune Lyra dont le destin incroyable l'amène à vivre aventure après aventure, tout ça pour sauver l'humanité et l'équilibre entre les mondes parallèles d'un univers fantastique comme seuls Pullman et Tolkien savent faire (chacun dans leur domaine).

Je ne veux pas refaire une critique ni raconter l'histoire, j'en ai lu de bien ficelées sur Amazon.

Les Royaumes du Nord, Philip Pullman La Tour des Anges, Philip Pullman Le Miroir d'Ambre, Philip Pullman

Ne soyez pas rebutés par la "collection junior" car je conseille cette épopée à tous de 12 à 77 ans, pas avant car des moments peuvent faire peur (batailles, suspens, esprits, fantomes…). Le style est simple, ce qui le rend accessible à tous, mais cette platitude n'enlève rien à l'histoire. Je l'ai lue en français mais elle doit être facile à lire en version originale (anglais).

Souvent dans la lecture d'une trilogie, il y a des temps morts et des répétitions, j'ai eu l'agréable surprise de ne pas en lire. Il y a certes quelques héros qui viennent périodiquement et in-extremis sauver la mignonne petite Lyra, mais ce ne sont pas des scènes réchauffées parce que l'auteur voulait faire du copié-collé.

J'ai aimé car parmi les styles de roman qui m'attirent, l'aventure à une bonne place. J'ai été rassasiée par les paysages défilant dans les quelque 1000 pages, les mondes inventés de toutes pièces (et qui tiennent la route) et les héros qui ont des personnalités étudiées et intéressantes.

Par Marie, Paris
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Jeudi 20 octobre 2005

Vendredi dernier, je me suis enfermée dans une salle obscure, pour aller voir les dernières aventures de ce duo peu commun: Wallace et Gromit. Je suis une fan de cette série Britannique de films d'animation avec des caractères en pâte à modeler. C'est du tourné image par image, c'est du pûr humour anglais comme je l'aime.

Wallace et Gromit - Le mystere du lapin garou - the curse of the ware-rabbit Le synopsis (copyright UGC)
Wallace et son rusé compagnon, le chien Gromit, se lancent sur les traces d'un mystérieux lapin-garou géant ! Ce dernier, qui s'attaque aux potagers de la ville, est sur le point de gâcher le grand concours annuel de légumes qui doit se dérouler quelques jours plus tard. Autant dire que nos deux compères ne vont pas ménager leurs efforts pour appréhender le vilain lapin-garou, entamant leur enquête sur les chapeaux de roue.

Il faut savoir que cet épisode est produit par Dreamworks pour la première fois, et on le ressent dans le film. Hélas, trois fois hélas devrais-je dire, les effets spéciaux font leur entrée dans l'univers W&G, ce n'est plus de l'artisanal, c'est de l'industriel! Je ne suis pas contre les FX qui aident à la mobilité des personnages (notamment pour les bagarres) mais alors non de non de non, pas d'effets à la con "brume et petites étoiles" (vous comprendrez quand vous le verrez).

Je dis quand et non pas si, car malgré tout je vous conseille de le voir. Le scénario est bien ficelé même si l'histoire est maigre, il y a des rebondissements, des personnages hauts en saveurs, des gentils et des méchants (et n'est pas forcément méchant qui on croit), et de l'humour, beaucoup d'humour. On y trouve aussi la géniale inventivité des créateurs de Wallace et Gromit.

Cet opus est plutôt destiné à un public adulte et pré-adulte. Il y a limite des scènes qui font peur, et quelques allusions à la reproduction des races ;o) On s'y délecte de clins d'oeils à des films d'antologie, on est habitués avec Dreamworks. Comme d'habitude je l'ai vu en version originale (anglais) et c'est très facile à comprendre même pour une personne qui ne serait pas bilingue.

Par Marie, Paris
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Vendredi 28 octobre 2005

Voici un livre sympa et qui mérite lecture, il est accessible à tous les publics, pour les plus jeunes je dirai à partir du début de l'adolescence. Avant de vous donner mon opinino, je vous copie/colle la présentation de l'éditeur:

Le bizarre incident du chien pendant la nuit Il a 15 ans et s'appelle Christopher Boone. Il excelle en mathématiques et adore Sherlock Holmes. Il aime les diagrammes, les listes, la vérité. Il ne supporte pas qu'on le touche. Pour lui, 4 voitures rouges à la file sont synonymes de Bonne Journée; 3 voitures rouges : d'une Assez Bonne Journée ; 5 voitures rouges : d'une Super Bonne Journée. Il est autiste et porte en lui une part de génie. Quand un jour, Christophe apprend que Wellington, le caniche de sa voisine, a été assassiné, il décide de mener l'enquête qui va lui permettre d'arracher au passé l'énigme de sa propre histoire. Et de nous la raconter... Un roman authentique, captivant et attachant, récompensé 18 fois dans le monde entier. Il a reçu notamment le Booker Prize 2003 et le Whitbread 2004.

 

Je l'ai lu le mois dernier, en anglais (dans le texte). Plus on lit, plus on est captivé par l'aventure de ce garçon. Christopher raconte son histoire, son récit est la rédaction d'un livre, sous le conseil avisé de sa conseillère en éducation. C'est elle qui lui suggère d'utiliser les différents styles (narration, description, réflexion), une petite pirouette de l'auteur pour expliquer la structure du récit.

On part d'une aventure anodine, presque migonne, du garçon qui veut jouer au détective, et on s'enfonce de plus en plus dans la réalité et la cruauté du monde des adultes. De leur difficulté de gérer leur vie, leur couple, et leur enfant "pas comme les autres".

J'ai aimé les descriptions des choses de la vie, vues par Christopher. Surtout le métro Londonien, j'atteste, tout ce qu'il en dit est vrai! J'ai vécu un trimestre là bas et j'ai encore toutes ces visions hyper réalistes en moi. J'ai parlé autour de moi de ce bouquin, surtout à un collègue qui vit dans une rue qui est citée dans le récit, et lui aussi atteste de la réalité des lieux.
J'ai aimé le ton innocent et réaliste des explications du héros, il vous sert les faits et ses réflexions comme ça vient, sans les fioritures que les adultes utilisent souvent pour être "politiquement corrects".

Je n'ai pas aimé que l'auteur pousse autant dans le drame, surtout que la fin est en queue de poisson. On dirait qu'il s'est laissé prendre par la tournure de plus en plus noire que prenaient les choses, sans vraiment savoir comment finir. Mais je sais que faire une fin est tout un art, et que ce n'est pas donné à tout le monde...

Par Marie, Paris
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Mardi 1 novembre 2005
Je viens d'achever de lire cette trilogie (rassemblée en deux livres de poche) qui raconte la vie du Bouddha en Inde.
L'auteur, Patricia Chendi, est italienne de mère égyptienne, et est spécialiste en histoire médiévale et des religions. Bouddha est son premier roman. Elle a décidé de nous raconter la vie du Bouddha sans trop parler de sa doctrine.

Patricia Chendi Bouddha Le reve de lumiere Voici le mot de l'éditeur pour le 1er volet de l'épopée:
L'histoire se passe aux confins de l'Inde éternelle, au bas de l'Himalaya. A l'endroit même où le fleuve sacré du Gange prend sa source, le palais de Kapilavastu voit s'épanouir, comme une splendide fleur de lotus, dans son jardin, un jeune prince d'une intelligence exceptionnelle : Siddharta. Son père, le vénérable Suddhodana, l'aime éperdument et devine en lui la plus fabuleuse des forces. Voulant préserver sa pureté de cœur et l'empêcher d'explorer les violences du monde, il décide que Siddharta doit demeurer enfermé. Mais le jeune homme, si bon soit-il, peut-il obéir à cet ordre paternel ? Du fond de sa prison dorée, Siddharta entend s'élever une voix intérieure, lui murmurant qu'une vaste destinée l'attend...


Il s'agit d'un roman d'aventures, on suit le prince Siddharta depuis son enfance dans sa longue progression personnelle vers l'état de Bouddha. On le découvre homme avant tout, et on suit son évolution, son cheminement autant physique à travers les paysages de l'Inde, que psychique dans sa réflexion et sa méditation, jusqu'à atteindre le Nirvana.


Patricia Chendi Bouddha Le sourire du sage Ce que j'ai tout de suite aimé ce sont les descriptions de la vie à la cour et aux champs de cette Inde si méconnue. J'ai grandement apprécié que l'auteur ne nous englue pas dans des discours théologiques ou phylosophiques, je me suis parfois surprise à en vouloir plus, j'imagine qu'il faudra lire d'autres ouvrages.
Ce qui m'a le plus enthousiasmée c'est de lire un récit sur un religieux qui nous parle d'un homme, de ses forces et ses faiblesses. J'ai eu faim quand il est décrit en train de jeûner plus que raisonnable, et j'ai frémi quand il raconte ses rêves de volupté avec la belle Narayani.

Au bout d'un moment, on sait d'avance de Siddharta vaincra des épreuves qui lui sont présentées, et ça gâche un peu le plaisir, mais il y a toujours l'envie de savoir comment il s'en sortira.
Par Marie, Paris
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Mercredi 30 novembre 2005

Le Diable s'habille en Prada, de Lauren Weisberger

Le diable s'habille en Prada Voici la présentation de l'éditeur sur Amazon
Lauren Weisberger, " montée " à New York à 22 ans pour devenir l'assistante d'Anna Wintour, au " Vogue " américain. Elle raconte cette expérience dans " Le diable s'habille en Prada ", six mois dans la liste des meilleures ventes du " Nex York Times ". Certains passages font penser à Evelyn Waugh, un des auteurs anglais les plus drôles du XXe siècle.

Bon, l'éditeur ne s'est pas trop foulé pour sa présentation... C'est l'histoire d'une jeune diplômée Américaine qui vient à New-York pour débuter sa carrière. Elle veut écrire pour un magazine. Pour trouver son premier job, elle distribue des CV à tour de bras et est contactée par le très célèbre magazine de mogue "Runway" qui cherche une assistante pour sa rédactrice en chef.

Etre l'assistante de Miranda relève de l'exploit, puisque c'est le pire job que l'on pourrait imaginer, être au bureau de 7 heures à 23 heures, aller faire les courses de la patronne (aussi bien pro que personnelles) et avoir à gérer cette femme tyrannique qui n'admettra jamais qu'elle a tort. Notre héroïne, Andréa, accepte néanmoins toute cette cervitude, car elle sait qu'au bout de cette année terrible elle aura le piston idéal pour décrocher un vrai job dans une vraie rédaction.

Bon d'accord, ce n'est pas forcément de la haute littérature, mais j'ai goûlument lu ce livre. J'ai aimé le décalage de cette jeune femme qui n'aime pas la mode mais qui est plongée dans cet univers bien malgré elle. Elle parvient à conserver le tout petit peu de dignité qui lui est permis, malgré les humiliations à répétition, par des petits gestes anti-conformistes. Ainsi elle fournit les cafés des clochards du quartier aux frais de la princesse.
Andréa décrit son année d'enfer avec humour et détachement, elle pense garder la tête à l'air libre alors qu'elle est totalement emprisonnée par le système gouverné par la diablesse Miranda.

Le rythme est soutenu, les rebondissements sont super crédibles, on se laisse porter par ces aventures New-Yorkaises. Combien de fois me suis-je demandée jusqu'où Andréa irait avant de craquer? Comme d'habitude, j'ai lu le roman dans le texte (en Anglais-Américain, donc) et le language est très facile, même pour quelqu'un qui ne serait pas trop à l'aise dans la langue de l'Oncle Tom.

Par Marie, Paris
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Mercredi 7 décembre 2005

J'ai achevé il y a peu la lecture de ce roman de Guillaume Musso. Avant de vous dire ce que j'en ai pensé, voici la traditionnelle:

Et après... de Guillaume Musso Présentation de l'éditeur
– Nathan, regardez le garçon à l'anorak orange
Bon sang, Garrett, pourquoi voulez-vous que je le regarde ?
Parce qu'il va mourir
Moins d'une minute plus tard, l'adolescent se tire une balle dans la tête. Et c'est ainsi que Nathan Del Amico, brillant avocat new-yorkais, découvre l'étrange pouvoir de Garrett Goodrich. Qui est ce Garrett Goodrich ? Un cancérologue chevronné, directeur d'un important centre de soins palliatifs. Il n'a rien d'un illuminé et pourtant il se dit capable de prévoir la mort. Il prétend avoir une " mission " : accompagner ceux qui vont mourir jusqu'aux frontières de l'Autre Monde pour qu'ils quittent la vie en paix avec eux-mêmes. Très ébranlé, Nathan comprend que Garrett est entré en contact avec lui pour le préparer à mourir. Mais il est bien incapable d'imaginer ce que la rencontre avec cet homme va déclencher dans sa vie, et dans celle de ceux qu'il aime. Nous assistons avec ce roman à la naissance d'un style Musso où l'on retrouverait l'émotion d'un Marc Lévy, la mise en scène d'une Patricia Cornwell, et une intrigue aux rebondissements très Sixième Sens.

Voilà, le sujet c'est la prépration à la mort, comment se mettre en paix avec soi même et avec le monde. Mais ce n'est pas un ouvrage de réflexion et de phylosophie, c'est un roman. On suit Nathan à New-York au début des années 2000, ça commence comme un John Grisham, grand avocat très riche, super over work-aholic qui finit par divorcer car il ne prends pas soin de son couple, etc etc.

Arrivée à la 40e page, j'ai vraiment hésité à tout laisser tomber. Des bouquins d'avocats à NY, j'en ai déjà lu des tas et ce n'est pas ce que j'avais envie de lire à ce moment là.


Puis rentre en scène le docteur Goodrich qui va aider Nathan à se préparer à sa mort prochaine, il est un messager, un "accompagnateur" vers la mort. Ce doc est un caractère sympa et bon vivant, et on le suit avec plus de plaisir que l'avocat aigri.

Les morts se suivent et on pense que bientôt viendra celle de Nathan (bah oui on est prévenus qu'elle arrive). Mais finalement le récit bifurque, et on se retrouve à nouveau dans l'univers Grisham, ce coup-ci dans les récits d'action.
Et le dénouement est inattendu, en effet, très "Sixième sens".

Le récit est facile à lire, l'écriture de l'auteur est simple et très accessible. Le personnage principal est finalement attachant. Le tout n'est pas trop moralisateur, ce qui différencie ce roman de ses clônes américains.

Par Marie, Paris
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Mercredi 14 décembre 2005

King Kong de Peter Jackson

Lundi soir, je suis allée voir en avant première, le nouveau "King Kong" de Peter Jackson.

Je suis assez fan de ce que fais Jackson, et je n'ai pas vu les deux versions précédentes du film King Kong. Comme tout le monde, j'ai été témoin du rabattage publicitaire autour de ce film, je commençais à attendre avec impatience de le voir.

Bon, je n'ai pas adoré.
Techniquement c'est vraiment très joli, sauf quelques effets spéciaux en mouvement qui mériteraient d'être améliorés. La photo est belle, Jackson a porté de l'attention aux couleurs et aux lumières.
Le scénario est bon, sans surprise (je ne peux pas comparer avec les 2 versions précédentes). Les acteurs sont bien castés et remplissent parfaitement leur rôle.

Alors qu'est-ce qui m'a déplu? Et bien Jackson se fait un peu trop plaisir tout le temps, et pas toujours avec des images qui me plaisent. Les dévorages par des bêtes dégoûtantes, j'aime pas... Et il se plait à faire durer les scènes qui ne le méritent pas, le film dure 3 heures et on peut aisément couper 20 à 30 minutes de scènes plus ou moins gore ou de descriptions un peu trop poussées.

J'ai bien peur que Jackson n'aie vendu son âme à Hollywood pour cet opus, et je le regrette tristement. On reconnaît évidemment sa patte, on croise plus d'une fois des cousins de Gollum et on s'émerveille devant la technique et la perfection des détails (les yeux de la bête sont vraiment très expressifs). Mais l'intérêt du film est limité, et il ne sort pas du lot, non, pas cette fois-ci.

Donc je conseille de le voir pour les fans (le grand écran et la V.O. s'imposent), mais pas besoin de se précipiter dans les salles demain avec tout le monde.

Par Marie, Paris
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Jeudi 15 décembre 2005

Harry Potter and the Goblet of Fire

Je suis allée voir ce dernier épisode de la série des Harry Potter dimanche dernier, en VO. Malgré la date de sortie du film dépassée depuis quelques jours, la salle était pleine à craquer et le cinéma refusait du monde. Je n'avais pas plus envie que ça d'aller le voir. J'avais commencé de lire le bouquin, et je m'étais arrêtée vers la 150e page, ça ne me plaisait pas (j'ai lu les 3 précédents et vu les films).

Comme le reste de l'audience, j'ai été scotchée à mon fauteil pendant 2h40. Il n'y a pas de temps mort, il se passe toujours quelque chose dans le Château d'Hogwards. On commence par la Coupe du Monde de Quidditch (rien que ça) et on enchaîne sur un autre tournoi (bon j'arrête de vous raconter l'histoire).

J'ai bien aimé le fait de mélanger les écoles de sorciers, on se retrouve donc avec une délégation de jeunes étudiantes Françaises (dont les formes en font rêver plus d'un) et un groupe de Slaves (avec des muscles là). Comme d'habitude, on a notre lot de gentils, de gentils qu'on prend pour des méchants, de méchants qui se font passer pour des gentils, et l'affreux Voldemort.

Cet opus de la série est encore plus "noir" que le précédent. Certaines scènes font froid dans le dos (effroi, torture, mort). Je ne conseillerai pas ce film pour les plus jeunes. J'ai bien aimé parce que le scénario tient debout et qu'il y a de l'action, mais avec mon âme sensible, j'ai détourné quelques fois le regard. J'ai moins aimé les pseudo-amourettes d'adolescent pré-pubère, mais bon, c'est l'air du temps, le petit Potter devient grand.

A mettre dans votre liste des "à voir" si vous êtes amateur de la série.

Par Marie, Paris
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Vendredi 13 janvier 2006

Vous ais-je déjà parlé de Stephanie Plum? Je ne pense pas. Je viens de lire le deuxième volume de ses aventures en tant que chasseuse de primes.

Cette jeune femme ne manque pas d'énergie, elle a décidé de gagner sa vie en "raccompagnant" les petits ou grand déliquants au commissariat lorsqu'ils ont "oublié" de se rendre à leurs convocations du tribunal. Ca va du clochard du coin qui n'a pas payé son ammende pour désordre sur la voie publique, au mari violent qui croit qu'il peut continuer de taper sur son épouse sans écouter le juge des divorces, ou au délinquant qui ne s'est pas présenté à la convocation de contrôle de sa semi-liberté.
Oui mais, lorsque ce délinquant est en fait à la tête d'un coup de vente d'armes volées à l'armée, tout prend une tournure différente.

Voici, comme d'habitude la présentation de l'éditeur
Stéphanie Plum est chasseuse de primes. Sa spécialité : ramener les libérés sous caution récalcitrants au tribunal. Un job sans grande surprise, sauf quand il s'agit de mettre la main sur Kenny Mancusso. Un vrai coriace, trempé dans une affaire de trafic d'armes, qui passe son temps à découper des cadavres et à envoyer les morceaux à Stéphanie. Sans compter les cercueils disparus d'une entreprise de pompes funèbres... Un vrai casse-tête. Évidemment, tout irait mieux si Morelli, flic et pot de colle, n'était pas toujours pendu à ses basques. Heureusement, Stéphanie a une grand-mère qui s'y connaît en flingues et en salons funéraires.

Cet opus file à un rythme délirant, Stéphanie ne se repose pas une demi minute, il faudrait faire le calcul, mais d'après le sentiment laissé, je dirai que l'aventure a duré 3 semaines (tellement il y a d'événements) alors qu'elle n'a duré en réalité que 7-8 jours.
Ses relations avec l'agent Morelli sont toujours aussi hectiques, à la fois ennemis et quasi-amants, et tous deux dottés d'un caractère de cochon, ce qui réserve bien des situations surprenantes.

J'ai beaucoup ri en lisant ce livre, oui, comme ça, à voix haute, dans le métro, avec les gens qui me regardent bizarrement (et je suis sûre, ceux qui m'envient, qui préféreraient rire plutôt que de lire des cours de la Bourse dans leurs journaux). Comme d'habitude, je l'ai lu en anglais, le langage est abordable sans difficultés (même si j'ai dû rater une ou deux expressions trop américaines pour moi). Je vous en recommande la lecture, et pour ma part, j'ai déjà commandé le 3e!

Par Marie, Paris
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