Lundi 25 juin 2007
Vendredi dernier je suis allée au théâtre de la Grande Comédie à Paris, voir la pièce "Tout Bascule". En voici le résumé :


Le mariage le plus court de l'Histoire… Jacques LASSEGUE (Olivier Lejeune) publicitaire renommé, s'est résigné à épouser Corinne (Virginie Stevenoot). À la sortie de l'église, Lucie (Marthe Mercadier), gaffeuse invétérée, lui a logé un grain de riz dans l’œil ! Ce n’est que le début d’une succession de catastrophes et de quiproquos détonants qui l'empêchent d'assister à son banquet de noce ! Jean TOURILLE (Gilles Bellomi), le mari d'Emmanuelle (Lydie Muller), sa maîtresse, vient lui apprendre la mort accidentelle de cette dernière… Michel ROLORS (Gérard Touratier), présidentiable, met fin à leur collaboration professionnelle… Quant à Quentin QUERROCHOT (Fred Vastair), le journaliste local, il ne sait plus sur quel pied danser ! Tout s’enchaîne à un rythme d’enfer, et… jusqu’à la dernière minute, tout bascule !
 toutbascule-affiche.jpg


C'est une pièce de boulevard, du style où l'on rit des histoires abracadabrantes des maris, des femmes et des amants. Celle-ci est particulièrement bien écrite et superbement interprétée.

toutbascule-olivier.jpgL'écriture du texte et la mise en scène (toutes deux faites par Olivier Lejeune) sont à un rythme effréné. Il n'y a pas de temps mort, pas un instant de trou qui vous ferait vous ennuyer. Une preuve? Nous sommes arrivés tard et je me suis assise sans enlever mon manteau, et bien je l'avais toujours sur le dos à la fin de la représentation!
Les situations se succèdent, toutes plus inattendues et drôles les unes que les autres. On va de situation cocasse en invraissemblance et pourtant tout est tellement bien coulé que ça se suit et se mange sans faim!

Olivier Lejeune (photo) est un grand jeune homme de de 56 ans, que vous avez certainement déjà vu au théâtre ou à la télévision. Il est le personnage principal de la pièce et ne quitte la scène quasiment pas. Il est à la fois la victime et le coupable de beaucoup des situations rocambolesques de la comédie.
toutbascule-marthe.jpg

L'interprétation est majestueuse! Vous connaissez peut être Marthe Mercadier, une jeune femme de 79 ans et 60 ans de carrière! Vous l'avez certainement déjà vue, elle a joué dans 91 films de cinéma, fait la comédie dans plus de 46 pièces, participé à 350 émissions de télévision et même produit de nombreux spectacles.

Elle joue dans la pièce une vieille fille déjantée, la soeur du héros et également une catalyste de catastrophes! Malgré son âge et certainement grâce à toute son activité, elle a une pêche d'enfer et elle transmet son enthousiasme dans son jeu, une sacrée bonne femme!


Je vous encourage à
voir cette pièce, au théâtre ou en DVD (en vente sur place, sur le site de la pièce et à la FNAC). C'est un bon moment de détente absolue, de rire franc et de performance scénique.
Jeudi 29 mars 2007

Voici un roman que j'ai lu récemment, en préparation de mon voyage du mois de Mai à Barcelone.

Avant d'aller plus avant, voici le blurb du quatrième de couverture:

Deux pensionnaires d'un collège religieux de Barcelone ont disparu. Une nonne délirante et un policier verreux promettent la liberté à un délinquant fou à condition qu'il éclaircisse le mystère. Ce roman policier d'une férocité parodique porte sur l'Espagne de l'après-franquisme un regard aussi cocasse qu'impitoyable.

Edouardo Mendoza est né à Barcelone en 1943 et est considéré comme l'écrivain Espagnol le plus talentueux de sa génération.

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Je trouve ce texte de présentation trop court et éloigné du roman, il est trop réducteur par rapport à l'épopée du héro.
Notre héro est un délinquant qui a été interné en asile, un fou gentil qui se voit confier une enquête pour retrouver une jeune pensionnaire disparue de son collège. On le suit pendant 48h dans les rues de Barcelone à la recherche d'indices et d'idées. Il y a été laché par la police à laquelle il a maintes fois déjà servi d'indicateur, sans argent ni vêtements de rechange, et poursuivi par la malchance et les coïncidences désastreuses.

L'enquête en elle même est imparfaite et son dénouement improbable, mais ça n'est pas l'attrait premier du roman. Ce qui m'a énormément plu c'est le style de l'auteur, le discours du fou qui s'improvise détective, avec pléthore de vocabulaire, de tournures de phrases extravagantes mais toujours syntaxiquement parfaites. J'ai adoré la cascade d'arguments qu'il peut sortir à la minute pour justifier une action ou une pensée. Il se met dans des situations totablement abracadabrantes et ne peut s'en sortir qu'avec une pirouette digne des meilleures courses de taureaux.
Un exemple vaut mieux qu'un long discours, voici:

Je tombai sous la capote d'une des Seat garées sur le gravier et ne souffris pas de dégâts matériels de grande envergure, à ceci près que je déchirai sur l'antenne la partie postérieure de mon pantalon, me ralliant du même coup à la vague d'érotisme qui nous envahit et à laquelle cèdent si volontiers nos vedettes, avides d'exhiber aujourd'hui les chairs flasques qu'elles dissimulèrent alors qu'elles étaient encore fermes, lors d'un hier déjà lointain. Considérant sans doute que les émoluments qu'il percevait ne justifiaient pas qu'il prît le risque de sauter à ma suite, le policier se contenta de vider le chargeur de sa mitraillette sur la Seat où je ne me trouvais déjà plus, transformant le moteur, la carosserie et les vitres en gruyère. Je dirai en passant que je n'ignore pas que le gruyère n'a pas de trous, ceux-ci appartenant en fait à un autre genre de fromage dont j'ai oublié le nom et que, si j'ai utilisé la comparaison qui précède, c'est que dans le langage commun de notre pays on a coutume d'identifier toute surface trouée avec le premier de ces deux fromages. J'ajouterai même que je fus un peu déçu que la voiture criblée n'explosât pas, comme font invariablement les mécaniques analogues dans les séries de télévision, bien que nous sachions tous qu'il y a un abîme entre la réalité et la fiction, et que l'art et la vie ne vont pas nécessairement de pair.

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Soufflés par cette digression? Moi j'adore et j'ai pris un réel plaisir à lire ce roman, 180 pages de pûr bonheur de lecture que j'aurais aimé prolonger. D'ailleurs je vais le faire rapidement car Eduardo Mendoza est un auteur prolifique, et je veux m'assurer de bien maîtriser la cartographie de Barcelone avant mon départ :)

Mardi 5 décembre 2006

Samedi dernier, je suis allée au théâtre de la Comédie République pour voir le "one woman-show" de Dominique de Lacoste.

Une rencontre, un mari, un enfant, une maison au bord de l'eau, des emmerdes avec sa "livebox". Vous pensez que tout cela ressemble aux chroniques d'une vie ordinaire et qu'il n'y a pas là de quoi en faire un spectacle.


Oui, mais... Quand tout cela arrive à Dominique de Lacoste, sortez le Tabasco, ça chauffe ! C'est pas de sa faute, elle fait tout à l'envers !!

Mariée à l'âge où les autres divorcent ! Maman à l'âge où ça emmerde de se faire appeler mamie !
Dominique de Lacoste sort enfin de l'enveloppe de la vieille Gisèle Rouleau des Vamps pour une heure et demie de rire où les presque quinquagénaires s'apercevront qu'ils ne sont pas les seuls à être largués par la technologie du nouveau millénaire !


Cette jeune quinquagénaire a de l'énergie à revendre! Pendant une heure et quart, Dominique de Lacoste parle de sa vie, ses amours, ses emmerdes, sa boulangère et son esthéticienne. On sourit, on rit, on essaie de ne pas en rater une miette!

La comédienne raconte sa carrière d'avant, l'aventure "Les Vamps", comment elle s'en est détachée et veut désormais être elle-même. Elle-même justement, que l'on explore par le menu: tout y passe, son look, la rencontre avec son mari, son fils, son GPS (grosse poufiasse sadique), l'installation de sa Livebox, la vie dans le métro, les intermittents du spectacle...

On écoute Dominique de Lacoste raconter tout ça avec des tonnes d'humour et de détachement. On a toujours de sourire aux lèvres, qui passe parfois au rire, et même quelques fois au fou-rire. Toute femme, parisienne ou corse, entre 40 et 50 ans (et plus jeune pour moi :) se sent concernée à un moment ou un autre.

Je regrette que les sujets traités n'aient pas été très développés, rarement plus de 2-3 minutes. J'aurai vraiment apprécié d'entendre son avis sur les réunions de copropriété ou encore sa gestion de son abonnement à la téléphonie mobile.

Je vous conseille d'y aller pour un moment agréable, en début d'une soirée parisienne. Si vous voyez son spectacle, ne ratez aucune miette du sketche sur la recette du homar à la vapeur d'agrumes, c'est à se rouler par terre!

Comédie République
1, Boulevard St Martin
75003 Paris  Plan d'accès
Tel : 01 40 29 03 02
Prix: 18 euros.

Jusqu'au 30/12/2006 à 20:00 : Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi

par Marie, Paris publié dans : Carnet de culture
Vendredi 3 novembre 2006

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Je suis allée le voir mercredi, le jour de sa sortie, la salle était absolument bondée, et c'était mérité car ce film est vraiment très sympa.

Avant de vous donner mes impressions, voici le résumé (trouvé sur allociné)

La vie est facile pour Luis, 43 ans, célibataire heureux, épanoui dans son métier, aimé, choyé, couvé par sa mère et ses cinq soeurs. Cela aurait pu durer toute une vie, mais voilà...
Lassées de le materner, celles-ci décident qu'il est temps pour lui de se marier. Le plus vite possible ! Cerné par sa famille qui ne pense plus qu'à ça, il élabore un plan : trouver la femme parfaite qui va se faire passer pour sa fiancée et qui va lâchement l'abandonner le jour du mariage. Après ça, plus personne n'osera même prononcer le mot mariage devant lui. Mais comment trouver cette perle rare ? Luis ne voit qu'une solution : la louer !
Et justement, Emma, la soeur de son meilleur ami et collègue, vient d'arriver à Paris et cherche du travail. Ça y est, le plan est en route. Au bout, la liberté pour Luis. Les plans, c'est bien sur le papier. Mais dans la vie, ça peut s'emballer...

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Ca commence comme on s'y attendait après avoir vu la bande annonce, ça se termine comme on le souhaiterai, en Happy End. Et entre les deux, c'est de la folie légère, romantique et sincère, un vrai conte de fées qui manque de tourner au vinaigre plusieurs fois, et est ratrappé de main de maître dans un scénario qui ne traîne pas, qui vous fait rire et aussi comprendre.

J'ai apprécié le jeu des trois acteurs principaux, Alain Chabat, Charlotte Gainsbourg et Bernadette Lafont. Chabat est lourdaux et ensuqué, mais il est charmant, attendrissant même. Comme d'habitude il aime à se déguiser, et on le voit dans des costumes, humm, je vous laisse le voir pour le croire :)

Charlotte Gainsbourg est vraiment étonnante, je ne l'apprécie pas plus que ça et pourtant elle m'a bluffée, fragile, jeune et mûre à la fois, drôle et dramatique, fine et qui prend beaucoup de place. Elle joue son rôle avec beaucoup de crédibilité et réussit à se mettre tout le monde dans la poche.

Et enfin Bernadette Lafont, qui a un second rôle, mais qui ne saurait laisser personne indifférent, la Reine Mère, la Mère Juive, la Mère Castratrice, et avec un réel talent (qui n'est plus à prouver). Elle fait rire, beaucoup, grincer des dents aussi.

Je range ce film du côté des Gazon Maudit, je vous le conseille pour un bon moment de rire et de détente.

Mercredi 25 octobre 2006

Vendredi dernier, après une journée de boulot éreintante et un dîner dans un mauvais restaurant Chinois, je suis allée voir le spectacle Sit, donné au Casino de Paris par le trio "Tricicle".

Depuis leur formation en 1979 à Barcelone, Tricicle est un groupe de mimes qui utilise l'humour en tant que base à toutes leurs productions.
Ils ont commencé par du théâtre de rue et des petits cabarets, alors qu'ils étaient encore étudiants, en théâtre bien sûr.
Depuis 1981 ils présentent des spectacles plus structurés et ont eu un succès quasi immédiat, gagnant prix après prix.
A partir de 1984 ils ont enchaîné les nouveaux spectacles, présentés en Espagne et puis partout en Europe et dans le monde.

Leur show actuel "Sit" a été créé en 2002 et est un succès Européen. "Sit ou la fabuleuse épopée de la chaise" est Une fiction désopilante sur l'histoire de la chaise de l'âge de pierre à nos jours.
Le trio catalan a étendu son registre, ils ne parlent toujours pas, mais pendant certains sketches, une voix-off explique et commente, ce "documentaire" sur la chaise à travers les âges et les cultures..Clic pour voir la video

Je vous laisse découvrir la vidéo de présentation, qui vous donnera un petit aperçu du spectacle.

J'ai beaucoup apprécié ces deux petites heures passées en compagnie de Carles Sans, Paco Mir et Joan Gracia, ils ne sont plus tout jeunes et pourtant ils dégagent une énergie d'enfer.
J'ai beaucoup ri, je vous recommande particulièrement la scène de la salle d'attente chez le dentiste!

Ils sont au Casino de Paris du 17 octobre au 12 novembre 2006, courrez-y!
Casino de Paris
16, rue de Clichy
75009 Paris
métro Trinité d'Estienne d'Orves
Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi à 20H30 et Dimanche à 17H00.

L'auteure

Marie, Paris, France

 

 


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