C'est une pièce de boulevard, du style où l'on rit des histoires abracadabrantes des maris, des femmes et des amants. Celle-ci est particulièrement bien écrite et superbement interprétée.
L'écriture du texte et la mise en scène
(toutes deux faites par Olivier Lejeune) sont à un rythme effréné. Il n'y a pas de temps mort, pas un instant de trou qui vous ferait vous ennuyer. Une preuve? Nous sommes arrivés tard et je me
suis assise sans enlever mon manteau, et bien je l'avais toujours sur le dos à la fin de la représentation!Les situations se succèdent, toutes plus inattendues et drôles les unes que les autres. On va de situation cocasse en invraissemblance et pourtant tout est tellement bien coulé que ça se suit et se mange sans faim!
Olivier Lejeune (photo) est un grand jeune homme de de 56 ans, que vous avez certainement déjà vu au théâtre ou à la télévision. Il est le personnage principal de la pièce et ne quitte la scène quasiment pas. Il est à la fois la victime et le coupable de beaucoup des situations rocambolesques de la comédie.
L'interprétation est majestueuse! Vous connaissez peut être Marthe Mercadier, une jeune femme de 79 ans et 60 ans de carrière! Vous l'avez certainement déjà vue, elle a joué dans 91 films de cinéma, fait la comédie dans plus de 46 pièces, participé à 350 émissions de télévision et même produit de nombreux spectacles.
Elle joue dans la pièce une vieille fille déjantée, la soeur du héros et également une catalyste de catastrophes! Malgré son âge et certainement grâce à toute son activité, elle a une pêche d'enfer et elle transmet son enthousiasme dans son jeu, une sacrée bonne femme!
Je vous encourage à voir cette pièce, au théâtre ou en DVD (en vente sur place, sur le site de la pièce et à la FNAC). C'est un bon moment de détente absolue, de rire franc et de performance scénique.







Je trouve ce texte de présentation trop court et éloigné du roman, il est trop réducteur par rapport à l'épopée du héro.
J'ai apprécié le jeu des trois acteurs principaux, Alain Chabat, Charlotte Gainsbourg et Bernadette Lafont. Chabat est lourdaux et ensuqué, mais il est charmant, attendrissant même. Comme d'habitude il aime à se déguiser, et on le voit dans des costumes, humm, je vous laisse le voir pour le croire :)
"On les rencontre chaque jour, vêtues du même tablier et confinées dans la même fonction : les caissières de super marché font partie de la banalité de notre quotidien. Mais la pièce de Franck Didier invite le spectateur à un regard différent sur l’univers de ces femmes, en nous permettant de découvrir l’intimité de leur vestiaire, dans lequel leurs différentes personnalités se confrontent, s'affrontent ou se lient.De la “mama” antillaise à la bimbo hyper lookée en passant par la chef de rayon portugaise, la pièce regorge de situations cocasses, de rencontres improbables entre six femmes dont la vie diffère sitôt qu’elles ont quitté leur lieu de travail commun. Dans un langage résolument quotidien, le texte fait la part belle à ces petites phrases assassines ou désopilantes qui résonnent de manière naturelle dans les échanges quotidiens entre collègues. Comédie avant tout, rythmée, dynamique, la pièce ne se résume toutefois pas au simple genre comique : si l’on rit beaucoup de ses personnages (si proches de nous !), on se prend également de tendresse pour leurs petits défauts ou leurs existences parfois cabossées par la vie. Humour et tendresse : ce sont les maîtres mots de l’univers féminin qui nous est proposé par Franck Didier. Et peut être les maîtres mots de l’univers féminin tout court."
"Autrefois, la narratrice travaillait dans une usine de boissons gazeuses au bord de la mer. Un jour, une machine a sectionné l'extrémité de son annulaire, teignant de rouge le contenu de la cuve de boisson. Devenue incapable de boire des boissons gazeuses ou d'en voir sans penser à l'extrémité perdue de son doigt, elle a quitté ce lieu pour une ville inconnue, où elle a trouvé un travail de secrétaire dans un laboratoire de spécimens installé dans un ancien foyer de jeunes filles. Là, seule avec M. Deshimaru, le directeur et unique autre employé de son entreprise, elle accueille les clients venus lui confier des parties de leur existence pour pouvoir les oublier. M. Deshimaru lui a dit le jour de son arrivée que "le sens de ces spécimens est d'enfermer, séparer et achever". Fascinée par le taxidermiste, la jeune fille lui devient imperceptiblement soumise..."
L'auteure, Yôko Ogawa, est une maîtresse de l'art de l'atmosphère insolite et limite angoissante, tout en ayant un style d'écriture simple et épuré.
Je viens de lire ce prix Goncourt 2004 de Laurent Gaudé en trois jours (six aller-retour en métro). Ce roman a également été doté du prix Jean Giono et le prix du roman populiste. L'auteur est né en 1972 (comme moi!) et a déjà publié plusieurs pièces de théâtre et trois romans.
Voici un passage que j'ai noté, je l'ai beaucoup aimé et j'espère qu'il vous plaira aussi:
Je vous copy-colle le synopsis:
J'en suis ressortie en chantant (presque) à tue tête, des images plein les yeux. Non des passages du film, mais beaucoup plus largement des tranches de vie, des morceaux d'adolescence et après, et du concert du stade de France, puisque, je ne vous le cache pas, j'y étais.