"Bonjour,
Il est 7h, il fait gris et la température extérieure est de 16 degrés, il tombe une petite bruine mais ne vous inquiétez pas ça va pas durer..."
Bah, faut juste mettre un pantalon, une paire de chaussettes et une veste, prévoir le parapluie (que j'ai oublié) et partir bosser comme chaque jour.
C'est la fin du mois d'août et il y a encore des places assises dans le métro, j'en obtiens une après 3 stations, ce qui est bien pour ma ligne (la 9).
Fallait que je passe à la poste avant le boulot, sur l'avenue Mozart. Incroyable, je ne fais pas la queue. J'envoie mon enveloppe à ma copine de forum en Belgique, et je peux même discuter avec le postier. "Quel plaisir" lui dis-je en montrant d'un geste la poste et la rue vides. "Oui, mais ça va pas durer, on va voir la semaine prochaine, les gens vont rentrer avec leur stress". Hélas il a raison, mais en attendant, j'arpente les rues de la capitale le coeur léger en allant bosser que ça me gène presque pas!
Désormais il pleut des cordes, mais soyons positifs, au moins il n'y aura personne à la piscine tout à l'heure. J'espère qu'ils auront fermé le toit ouvrant sinon ça va mouiller (bon d'accord, blague à 2 balles).
J'aime Paris au mois d'août. D'ailleurs autant que je me souvienne dans ma vie professionnelle, je ne suis jamais partie au mois d'août en vacances. (ah si en fait, pendant 2 ans le festival interceltique de Lorient pendant 1 semaine). J'aime être là quand les gens n'y sont pas. Ceux qui comme moi sont restés sont nettement plus zen. J'aime les parisiens aoûtiens, mais seulement ceux qui ne prennent pas de vacances hein. Désolée pour ceux qui rentrent, mais il y a quelque chose d'outrancier dans leur peau bronzée et leur odeur de crème hydratante après-soleil. Je ne supporte que la crème hydratante pour cause d'eau parisienne calcaire sur peau blanche.
Moi je pars en vacances après tout le monde, comme ça je profite de leur absence, et puis après de la mienne. Et puis pour être fidèle au paragraphe ci-dessus, je pars en Irlande comme ça je suis sûre de ne pas sentir la lotion solaire!
Bon, si je retournais bosser...







Chaque année depuis que le concept existe, je m'apperçois en fin de saison, que Paris Plage vient de fermer ses portes. Oups, je n'y suis pas allée cette année encore. Ai-je "oublié", suis-je une rebelle "anti-Delanöé", est ce ma déception de ne pas avoir les JO en 2012 (mais au fait, suis-je déçue?), est-ce ma peur du soleil ou suis-je tout simplement indifférente?
Chaque matin je prends une correspondence entre la ligne 11 et la 9 à République. Depuis le haut des escaliers de la 11, je suis assaillie par une odeur de viennoiserie chaude. C'est un mix entre du beurre fondu, du sucre et parfois du chocolat. Le coupable? Le point de vente du couloir à gauche, juste avant l'escalier mécanique de la direction Pont de Sèvres.
J'y passe 2 heures par jour, à bien plus que six pieds sous la terre de Paris. Non je ne suis pas Cataphile, je suis usager du métro parisien.