Bonjour,Je suis en vacances, mais j'ai programmé des mini-nouvelles à paraître chaque jour, pour dire à mes lecteurs fidèles que je pense à eux même loin de toute civilisation. Voici un extrait du calendrier de la Poste.
Dicton: Pinson près des maisons, la pluie est de saison.
Je pensais qu'acheter ses produits frais sur le marché était ringard. Et puis j'habite un nouveau quartier où il y en a un juste en bas de chez moi. Il m'a fallu du temps avant d'y aller, mais c'est désormais un geste hebdomadaire.Retour dans le temps, celui où j'achetais mes fruits et légumes au supermarché. Je trouvais pratique de pouvoir choisir mes produits, de les tâter et les comparer. Oui, forcément, pour en trouver un de beau -je n'ai pas dit bon- il fallait en passer beaucoup en reuve. Chaque client faisant la même chose, en fin de journée le rayon ne ressemblait plus à rien. Le goût? La plupart des fruits et légumes achetés au supermarché en manquent terriblement. Certes les étalages (en début de journée) sont beaux, merci les frigos de conservation et les cires à briller), tous les fruits y ont le même goût, à croire qu'ils sont pré-programmés. Mais tout ça c'est grâce au marketing (le visuel cette fois-ci, plus un peu d'eau en pluie fine pour garder frais), sans compter les pressions sur les prix que l'on connaît.
Qu'est-ce qui me plait tant avec mon petit marché parisien pour que j'accepte de mettre le réveil le samedi matin?
J'aime la fraîcheur et le goût de ce que j'achète, la fidélité des étals par rapport aux saisons (non les cerises ne sont pas un fruit de Novembre), et tout le côté humain que comporte le marché. "Attention je vous les vends mais ne les mangez pas avant mardi, elles sont un peu vertes" ou encore "vous voulez faire une tarte aux pommes? Prenez les autres, elles tiendront mieux à la cuisson".
J'aime mon marché dans le XXe, il n'est pas très grand et uniquement alimentaire, mais il est sympa et vivant. J'apprécie le fait que mon maraîcher me reconnaisse d'une semaine à l'autre et de déguster la meilleure raclette de la rive droite de Paris grâce à mon fromager.
Pourquoi toujours suivre à la lettre les recettes des autres? Devenez vous aussi un inventeur de mets.
Qu'est-ce qu'une quiche (et ses dérivés flan salé, gratin, clafouti, tout cela est très proche), comment la fait-on, comment la personnalise-t-on?
La base
- une pâte brisée ou feuilletée (on peut l'acheter toute faite)
- un produit laitier: lait, crème fraîche, fromage blanc, on choisit de les prendre écrémés ou non
- des oeufs
- une garniture
- quelques épices (sel, poivre, muscade, mais aussi épices et condiments qui s'accomodent avec la garniture)
- du fromage (emmental, parmesan…) notament pour le côté gratiné joli
Les proportions pour une quiche de 5-6 personnes
- 1 rond de pâte
- 1 verre de produit laitier (20cl)
- 3 oeufs
- jusqu'à 4-500g de garniture
- le fromage sera selon votre goût, compter 30 à 50g
La préparation
Etaler la pâte dans le moule, la piquer avec une fourchette.
Préparer la garniture: pré-cuire les légumes avec épices et condiments en les gardant croquants
Préparer l'appareil à quiche: mélanger lait, oeufs, fromage…
Mélanger garniture + appareil et verser le tout dans la pâte
La cuisson
Dans un four préchauffé à 190 degrés (thermostat 7), pour environ 20 minutes en moyenne (surveillez la cuisson et la dorure).
Dérivés: on peut aussi choisir de la faire sans pâte, dans ce cas prendre un moule à manqué de diamètre moins grand (comme sur la photo).
Exemples de garniture
- photo ci contre: sans pâte, 500g de courgettes, 100g de lardons
- lorraine: 150 à 200g de lardons et un peu plus de fromage, disons 100g
- aux pâtes: 100g de pâtes cuites, 70g de poisson blanc
- thon et champignons: une boite de thon au naturel, une boite de champignons
- à la choucroute: 400 g de choucroute cuite et 1 tranche épaisse de jambon fumé
- aux courgettes ou brocolis: 400 à 500g de légumes précuits à la poelle (juste dorés)
- au fromage: 200gr de beaufort, pareil de comté et de fromage à raclette
- à l'armoricaine: 50 g de crevettes décortiquées et 2 tomates en rondelles
Même si j'aime être Parisienne, j'aime aussi la verdure, l'ai pûr et surtout l'espace! Environ toutes les 6 semaines je prends le large pour un week-end "à la campagne". J'ai découvert il y a environ deux ans la formule d'hébergement en chambre d'hôtes. Le principe? Un particulier possède une grande maison, un château ou une ferme, il y aménage de une à six chambres et il les loue à des touristes (la nuit + petit déjeuner).
La différence avec un hôtel est la taille (en nombre de chambres), et la personnalisation de l'accueil car l'hôte accueillle lui-même le touriste dans sa maison, lui sert le petit déjeuner à sa table et le plus souvent avec les produits de son travail (confitures ou pain maison, fruits du verger…). Cette dimension familiale donne à la chambre d'hôtes tout son charme.
En deux ans, j'ai testé environ une dizaine de chambres d'hôtes, et vu du bon et du mauvais. La plupart du temps tout n'est pas tout blanc ni tout noir. J'ai testé pour vous la meilleure et la pire des literies (datant du siècle précédent le dernier), l'horloge du grand père qui fait tic tic et qui m'empêche de dormir, le calme reposant et la vue magnifique, la porte de la salle de bains qui ne ferme pas, le super pain de campagne maison et le yaourt périmé de 15 jours. On peut avoir plus ou moins de contact avec les propriétaires, et là aussi y'a de quoi écrire un roman, il ne faut pas oublier que nous sommes à la campagne (parfois même directement à la ferme). C'est généralement la maîtresse de maison qui accueille les invités et qui s'ocuppe du petit déjeuner, et chacun sait qu'une femme peut être bavarde… La plupart du temps je m'intéresse et essaie de poser des questions, sur les fruits pour la confiture ou les ballades à faire dans le coin, mais il arrive que je switche en mode "oui madame-bien madame" tout en faisant des efforts surhumains de self control pour éviter d'éclater de rire ou demander si la grand-mère qui est en photo au dessus de la cheminée avait toujours eu de la barbe :)
Je recommande ce style de tourisme, pour un séjour court de deux nuits, où pour une somme modeste on est reçus comme à la maison dans un cadre tout à fait dépaysant et empreint de calme et de sérénité.
Chaque matin je prends une correspondence entre la ligne 11 et la 9 à République. Depuis le haut des escaliers de la 11, je suis assaillie par une odeur de viennoiserie chaude. C'est un mix entre du beurre fondu, du sucre et parfois du chocolat. Le coupable? Le point de vente du couloir à gauche, juste avant l'escalier mécanique de la direction Pont de Sèvres.
Cette odeur est résultat de la nouvelle vague commerciale du "point chaud" assorti de "marketing sensoriel" et non celui du travail du boulanger traditionnel (qui lui, est resté au niveau de l'atmosphère). Quel gâchis ce phénomène du pain précuit surgelé et cuit vite fait dans des points de vente, quel désastre cette baguette striée en dessous, pâle et molassonne, qui s'éfritte et se désagrège avant même d'avoir touché votre table de cuisine (d'ailleurs loin de vous de la présenter sur une table, vous la découperez et la mettrez dans une corbeille, ce qui aura pour effet de la sécher encore plus vite), et quelle ingnominie ces viennoiseries dégoulinantes de beurre, sans aucun croquant et sans goût!
Pouah!
Je chéris l'idée d'un boulanger qui se serait levé à 1h du matin pour préparer amoureusement notre petit déjeuner, je bénis le four chaud dans lequel je glisse une pâte faite maison qui se transformera en beau et bon gâteau, je pleure de bonheur en respirant l'odeur du pain que j'ai fait dans ma machine, savamment programmée pour me réveiller en fin de cuisson.
Parisiens, j'en appelle à votre bon sens, et pour commencer celui du goût, vous savez très bien faire la différence entre une vraie baguette croustillante et pleine de goût, et un morceau de caoutchouc, vous êtes des professionnels du pain au chocolat feuilleté, alors avec moi défendez l'artisan boulanger!
Pour en lire plus: Boulangerie.net, et marketing sensoriel sur Educnet et le blog Mercadoc








