La ville de Paris lance une grande enquête auprès des citoyens et visiteurs, sur les transports dans la capitale. Si vous avez une opinion à exprimer à propos de vos déplacements, c'est le moment.
Il s'agit d'une enquête réalisée par IPSOS, et qui a pour titre: Le Plan de Déplacements de Paris
A pied, en voiture, en vélo, en bus, en métro… chaque jour, 10,5 millions de déplacements sont effectués à Paris, tous moyens de transport confondus, que ce soit pour se rendre au travail, à des activités de loisirs, pour faire ses courses. Concevons ensemble la mobilité de demain ! Répondez directement au questionnaire en ligne sur Paris.fr ou sur le site de l’actualité du débat. Objectif : favoriser l’accès à la ville à tous et améliorer la qualité de vie de chacun.
Ce plan doit aboutir à un projet global et des actions concrètes pour les 10 prochaines années. Il s'inscrira dans le prolongement de l'action initiée par la municipalité depuis 2001 qui vise à lutter contre ce problème de santé publique que constitue la pollution, en limitant la circulation automobile, et en favorisant les piétons, les transports publics, les taxis, le stationnement résidentiel et les vélos.
Si vous vous déplacez dans la capitale, je vous invite fortement à répondre (prendre la parole c'est comme le droit de vote, si on le prend pas, on le perd)
Je me remets du choc, Paris s'est transformée en station de montagne pour une demi journée samedi dernier !
Juste à l'heure d'aller au marché (la loi de Murphy a encore frappé, la seule fois où j'ai mis le nez dehors de la journée), un vent fort s'est levé, et la neige n'a cessé de tomber pendant plus d'une heure. Résultat, 3 cm de neige, et qui a tenu toute la journée!
Voici deux vues depuis la fenêtre de mon appart

La grève
Aujourd'hui est un jour de grève de la RATP.
On peut distinguer deux types de jours de grève, les drastiques et les partiels.
Un jour de grève drastique, c'est une galère sans nom. Tant et si bien, que j'ai décidé pour les deux dernières de démissionner et prendre une journée de congés (heureusement, je peux me permettre ce luxe).
Voici comment ça se passe:
- au début de l'année, le syndicat se dit "il faut planifier nos jours de grève pour les 12 mois qui viennent". Il choisit des dates, qui ont ou non une signification politico-sociale, et déposent un préavis (le préavis est déposé plus ou moins longtemps à l'avance, pas 12 mois quand même).
- une semaine avant le jour J, le préavis est ressorti de dessous la poussière et est diffusé par la presse
- l'avant-veille, la presse en parle, je rends visite au site www.ratp.fr (on peut aussi consulter le répondeur du numéro vert), pour savoir si mes lignes seront touchées et à quel degré
- la veille on a une idée assez précise du degré en question, là est le moment de s'organiser. Que vais-je faire pour aller au bureau, vais-je y aller tout court, quelles alternatives aux transports en commun y aurais-je... (la réponse est aucune, il me faudrait 4h de marche pour arriver au bureau!!!)
- au réveil, le matin du jour J, j'allume la radio, la TV, l'internet, et je m'informe, c'est vraiment à ce moment là qu'on sait à quelle sauce on sera mangé. Là, il faut dresser un plan d'action (si ça n'a pas été fait la veille) et s'habiller en conséquence. Par exemple, si il fait froid et que je sais que je vais devoir marcher (pour me rendre à Répu à pieds par ex) alors il faut mettre des chaussures fermées, un pantalon bien sûr, et écharpe-bonnet-gants. Si je sais que je ne vais pas avoir à marcher mais que je vais être empaquetée dans une rame bondée, il faut la jouer "léger", un sac pas trop plein dans lequel je pourrai caser écharpe-bonnet-gants et un blouson facilement enlevable. L'accessoire indispensable, c'est le balladeur. Au moins le temps passé le sera en musique, il faudra juste enlever les écouteurs lors des annonces au micro.
Un jour de grève peu suivie est quasiment un jour normal. Sauf que c'est pas grave si on arrive au bureau un peu en retard :)
Aujourd'hui on a le cas d'une grève peu suivie, et c'est tant mieux!
Il faut que je vous dise quelques mots sur l'attitude des usagers en temps de grève. Nous sommes quand même les premières victimes de cette prise d'otages réalisée par des travailleurs qui ont l'emploi à vie, et pour ceux de la SNCF une prime de charbon!
Donc, les usagers. Nous sommes de pauvres sardines peu fraîches que l'on compresse après les avoir faits poireauter massées sur un quai carrément refroidi. Il faut bonant-malant entrer dans une rame de métro déjà bondée, tenter de se trouver un coin de barre pour se tenir, ou pas de barre du tout, de toutes façons quand on est super compressés, on ne peut pas tomber (!). Le mieux est de prendre son mal en patience, ne pas être agressif (ça changera) car ça ne fera pas avancer les choses. N'hésitez pas à parler, pour une fois. Dites aux gens autour de vous si vous descendez à la station suivante, ou faites leur savoir que comme vous descendez dans très longtemps vous tentez de vous glisser vers le fond.
C'est chacun pour soi, mais aussi tous dans la même galère. Gardez votre calme et communiquez, faites-vous tout petit mais quand même bien installé, car ça va être long, très long. S'il vous plait, ne poussez pas, si c'est complet c'est vraiment complet, et en plus vous empêchez le train de partir, et donc à un autre de rentrer en gare (on peut rêver).
Bon courage chers usagers. Et vous chers lecteurs qui êtes loin de Paris et des villes, et donc de ces soucis, soyez heureux.

Je voudrais vous présenter l'expo photo que fait actuellement mon ami David. C'est un jeune photographe très sympa qui, entre autres, fait du photo-reportage et est membre actif dans une association de protection de l'environnement.
Il expose actuellement une cinquantaine de clichés pris lors de deux actions d'arrachage de pieds de maïs OGM en 2004 et 2005, préparation des manifestants, action, répression, réflexion...
Vous y retrouverez des photos de personnages célèbres (José Bové, Noël Mamère...) et des centaines d'anonymes militant pour leur cause.
J'ai bien aimé cette expo, car David est un copain :) et aussi par son côté responsable, non provocateur, juste informateur. On ne nous dit pas tout à la TV et dans les journaux, et l'oeil du photographe nous aide à comprendre l'actualité.
Ca se passe à Paris, à l' Espace Château Landon: 31, rue du Château Landon 75010 Paris (métro Louis Blanc).
Les moments heureux et ceux qui rendent tristes.
Le métro parisien est une petite tranche de vie de la capitale. Comme partout, on y vit des joies et des peines, des aventures et de l'action.
Quand un jeune parent arrive dans le métro avec un bébé, que ce dernier est mignon comme tout et fait des sourires aux voyageurs alentour, on voit des sourires sur les visages. Je me demande ce qui est le plus adorable, les enfants qui sont trognons, oubien les spectateurs qui fondent devant eux. Cette petite parcelle d'humanité est très rassurante, et réchauffe tous les coeurs avoisinants.
Je ne peux m'empêcher de souffir intérieurement pour les gens qui semblent malades ou qui voyagent dans un inconfort flagrant (avec plein de bagages, avec un enfant en bas âge) et pour qui je ne peut rien faire pour leur rendre le voyage plus agréable, car je n'ai moi même que l'espace vital dont j'ai besoin pour ne pas m'évanouir.
J'ai toujours des sentiments mitigés lorsqu'il arrive dans la rame un groupe de jeunes, plein de vie et bruyants. A la fois je souris car leur dynamisme est preuve de joie de vivre, ils sont souvent marrants et me font penser à mes années étudiantes. Et à la fois je les déteste, non mais de quel droit viennent ils troubler ma tranquilité! C'est déjà assez pénible d'avoir à attendre 40 minutes avant d'être enfin rentrée chez moi, enlever mes satanées chaussures et cette veste qui me donne beaucoup trop chaud, alors si il faut en plus supporter une bande de jeunes qui chantent et plaisantent à forte dose de décibelles alors où va-t-on? (hé hé hé :)
Non, vraiment ceux que je n'arrive pas à supporter, ce sont les touristes. Bah oui, un touriste c'est bruyant, ça prend de la place, ça ne connait pas les us et coutumes, bref ça fait n'importe quoi. Ces gentils touristes sont détendus, en vacances, ils profitent des richesses de Paris, et moi je suis fatiguée, je désespère de rentrer chez moi en un seul morceau et je ne vois de Paris que le haut de la tour Eiffel quand je sors du bureau dans la nuit et le froid. Ne vous méprenez pas, j'ai déjà été touriste ailleurs et j'ai eu peut être la même attitude que ceux que je décris, mais bon, chacun son problème :)
Vous voulez de l'action? Je vous en donne. Comme vous le savez peut être par les épisodes précédents de ma saga "vie souterraine à 25km/h", j'ai une correspondance à la station République. C'est une station importante, et il y a du monde, beaucoup de monde, tout le temps. Dans les couloirs, le soir, il y a des vendeurs à la sauvette, de faux parfums et produits de luxes, et aussi de posters et souvenirs de Paris. L'action, il faut être là au bon moment pour la chopper, car ça va très vite: une équipe de policiers qui coursent les vendeurs dans les couloirs bondés de voyageurs. Ca ne dure en général pas plus d'une minute, les deux parties étant très bien entraînées, ils sont rapidement hors de vue.
Une chose est sûre, c'est qu'on ne s'ennuie pas dans le métro!








